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Région Centre-Est > 02 novembre 2006
   
Ornement 
Choix des variétés tolérantes aux maladies
Au jardin, le choix variétal est un moyen de limiter l’attaque des champignons ou des bactéries responsables de diverses maladies sur les arbres, arbustes et plantes à massif. Par exemple les variétés de lagestroemia  sont tolérantes à l’oïdium ; les pommiers d’ornement au feu bactérien, à la tavelure et à l’oïdium ; les rosiers paysagers couvre-sol aux maladies foliaires.

  
   
Choix des végétaux adaptés au contexte pédo-climatique
Les végétaux ont souvent des besoins spécifiques concernant le type de sol et le climat. Il est donc préférable de choisir des plantes adaptées au contexte local. Pour améliorer les caractéristiques d’un sol compact et humide, on peut favoriser le drainage par l’apport de sable grossier et de matières organiques. On peut également apporter une couche drainante dans le trou de plantation d’un arbre. En  terrain calcaire on évitera la plantation de végétaux sensibles à la chlorose ferrique (carence en fer induite par la présence de calcaire). Sinon en présence de calcaire ont peut envisager de changer la terre en profondeur, ou bien apporter une fertilisation adaptée pour modifier les caractéristiques du sol.

  
   
Protection des bulbes contre les maladies pendant le stockage hivernal
Dans les régions peu soumises au gel hivernal, on peut laisser certains bulbes en terre en les protégeant si nécessaire grâce à un paillis. Dans les zones plus froides, les bulbes sont arrachés à la fin de la saison de végétation, lorsque les fleurs sont fanées et les feuilles jaunissantes. Il faut alors les nettoyer en enlevant les feuilles mortes et les parties nécrosées et éliminer les plus abîmés. Les bulbes présentant des pourritures constituent en effet une source de contamination possible pour le reste du lot pendant le stockage. Faire sécher les bulbes puis les stocker dans un local aéré et hors gel, à l’abri des rongeurs. La qualité du séchage et du stockage est importante car la pourriture grise due au champignon botrytis cinerea peut se développer sur des bulbes mal séchés ou stockés à l’humidité. Pour éviter le dessèchement, certains bulbes comme ceux du canna doivent être recouverts de tourbe ou de sable sec.

  
   
Plantation automnale des bulbes et prévention des attaques parasitaires
Les attaques parasitaires qui surviennent en végétation peuvent être réduites grâce aux mesures prophylactiques et culturales qui peuvent être mise en place en ce moment, à la plantation : éviter les terres lourdes et compactes, les excès d’azote et l’apport de fumier mal décomposé, favorables au développement de certains champignons du sol. Préférer un sol perméable, si nécessaire allée par du sable ou du compost. N’installer pas toujours les massifs de bulbes au même endroit pour éviter l’apparition de nématodes ou de maladies de sol. Maintenir une distance de plantation suffisante pour favoriser l’aération au niveau de la végétation et limiter les maladies de feuillage. En présence de rongeurs souterrains comme le campagnol terrestre, on peut placer un grillage sous le massif avant de position les bulbes.

  
   
ARBRE ET ARBUSTE : Rouille
Les pustules caractéristiques de la maladie sont visibles sur le feuillage des rosiers, des saules (notamment saule marsault) et des peupliers. A cette époque de l’année la maladie s’est largement développée et les symptômes sont bien visibles. L’utilisation de fongicides n’est plus nécessaire mais le ramassage des feuilles tombées au sol (en particulier dans le cas du rosier) permet de limiter les possibilités de conservation de la maladie pendant l’hiver.

Anti-maladies polyvalent
FONGYS

  
   
PAQUERETTE ET CHRYSANTHEME : Rouille
Veiller à la qualité phytosanitaire des pâquerettes et chrysanthèmes achetés pour la plantation automnale au jardin : sur la pâquerette peut effectivement se développer une rouille causée par le champignon Puccinia lagenophora. Ce pathogène peut aussi être responsable de la rouille sur la cinéraire et le séneçon commun (adventice). Sur le chrysanthème, la rouille blanche est particulièrement nuisible ; elle est causée par le champignon Puccinia horiana. Cette maladie spécifique du chrysanthème se caractérise par la formation de pustules orangées qui prennent ensuite un aspect blanchâtre (d’où le nom de « rouille blanche ») . Elle peut apparaître à l’automne, pendant les périodes fraîches et humides qui correspondent aux conditions optimales de développement du champignon. Pour maîtriser ce pathogène pendant la culture, les horticulteurs utilisent des applications préventives de fongicides. La rouille blanche du chrysanthème est un organisme nuisible réglementé.

Anti-maladies polyvalent
FONGYS

  
   
Les Arbres Fruitiers 
Arbres fruitiers
Respectez le délai d’application des produits avant récolte, ce délai est mentionné sur l’étiquette

  
   
POMMIER – POIRIER : Chancres
Les contaminations ont lieux lors des périodes pluvieuses. Les plaies liées à la cueillette et à la chute des feuilles représentent des portes d’entrées privilégiées pour le champignon.
En présence de symptômes intervenez juste après la cueillette avec un produit à base de cuivre. Ensuite, deux à trois applications peuvent être nécessaires pour couvrir toute la période de défeuillaison, la première application étant à réaliser dès les premières chutes de feuilles.
En complément de la protection à base de cuivre lors de la chute des feuilles, une élimination des chancres est à prévoir afin de réduire l’inoculum et donc l’extension de la maladie.
Profitez d’une période sèche pour couper les rameaux porteurs de chancres et cureter les chancres sur les grosses branches et le tronc. Protégez les plaies sitôt après la coupe. Pour les plaies importantes, utilisez un mastic cicatrisant, pour les petites plaies pulvérisez un produit à base de cuivre. Désinfectez les outils de taille le plus souvent possible et éliminez par le feu les résidus de taille et de curetage immédiatement après l’opération.



  
   
Tavelure
La tavelure se conserve d’une année sur l’autre sur les feuilles sous forme de périthèces
Si cette année vous avez eu des dégâts de  tavelure : taches sur feuilles et sur fruits, récoltez les feuilles mortes tombées au sol afin de réduire l’inoculum pour l’année prochaine.

  
   
FRUITIERS A NOYAU : Bactériose

Les plaies pétiolaires liées à la chute des feuilles ou les blessures accidentelles constituent des portes d’entrées privilégiées pour bon nombre de bactéries. Les contaminations se font lors des périodes  pluvieuses.
Les traitements automnaux sont primordiaux pour limiter les contaminations.
Sur pruniers et cerisiers, 2 traitements à base de cuivre à 30% de chute de feuilles et en fin de chute des feuilles sont nécessaires.

Sur pêchers et abricotiers, envisagez trois applications ave c une première application au début de la chute des feuilles.

Les traitements doivent être réalisés sur des arbres secs et bien aoûtés.

Evitez les interventions en périodes froides et humides.




  
   
Taille hivernale
Attendez la chute totale des feuilles pour débuter la taille et taillez par temps sec entre novembre et février.
Désinfectez souvent les outils de taille et taillez toujours les arbres malades en dernier pour éviter de propager les maladies. Protégez les grosses plaies de taille avec du mastic cicatrisant.
Profitez de la taille pour réaliser quelques mesures prophylactiques qui permettent de réduire le niveau des populations de ravageurs hivernants et les formes de conservations des maladies, afin d’assainir le verger et de diminuer les risques pour l’année prochaine.
- Ramassez et éliminez par le feu tous les fruits véreux ou malades, les feuilles restées au sol ainsi que les bois de taille.
- Supprimez les branches et les rameaux porteurs de chancres ou de champignon ligneux et protéger les plaies de taille avec un mastic cicatrisant.
- Eliminez les fruits momifiés encore accrochés aux arbres et les rameaux qui les portent, susceptibles d’être infestés par des chancres à monilia.
- Repérez les dégâts de zeuzère (galerie avec présence de sciure à la base des troncs) et détruire les larves présentes en glissant un fils de fer dans la galerie.
- Repérez les encroûtements épais de quelques millimètre de diamètre (sortes de petits boucliers) éliminez-les par brossage ainsi que les mousses qui servent d’abri à de nombreux ravageurs.

  
   
Les Cultures Maraîchères 
TOUTES CULTURES : Noctuelles
Les noctuelles de différentes espèces font actuellement des dégâts sur beaucoup de cultures sont facilement reconnaissables à leurs aspect assez trapu et au fait qu’elles s’enroulent lorsqu’on les dérange. N’intervenir qu’en cas de dégâts importants. Toujours traiter le soir.
En période de récolte de nombreux légumes, respectez scrupuleusement les délais avant récolte mentionnés sur l’étiquette des produits utilisés.
Lors de l’arrachage des vieilles cultures, il est important de ne pas jeter sur le tas des composts les plantes ou les fruits malades : un bon compost ne se réalise qu’à partir de végétaux sains.



  
   
CHOU – NAVET – RADIS : Aleurodes
On trouve  localement, parfois en grand nombre, de petites mouches blanches volant autour des choux. ; Il s’agit d’Aleurodes, qui ont profité du temps exceptionnellement doux pour se maintenir sur les cultures. Le très prochain refroidissement mettra un terme à leur activité.

  
   
CHOU : Piérides
Les chenilles de piérides, dont l’adulte (papillon blanc avec des petites taches noires sur les ailes) vole actuellement, peuvent se montrer très voraces, surtout à leurs stades les plus âgés. En cas de très forte population, intervenir.



  
   
FRAISIER : Maladie des taches rouges
Une fois la récolte terminée, il faut opérer un nettoyage soigneux des plantes en enlevant toutes les feuilles sèches puis en réalisant un traitement à base de cuivre qui luttera contre la maladie des taches rouges.



  
   
POIREAU : Mouche mineuse du poireau
Surveillez très étroitement vos poireaux lors de la récolte ; si vous constatez la présence de petits « tonnelets » bruns de 3 à 4 mm de long, insérés à la surface du fût, il s’agit très certainement de la mouche mineuse du poireau. Cet insecte a colonisé, depuis 2 ans, l’ensemble du Sud de la France à partir de l’Est de notre pays. En ce moment et jusqu’à la fin de l’hiver, la seule méthode de lutte consiste à brûler les poireaux atteints ; il ne faut surtout pas les jeter sur le tas de déchets car les pupes (ce sont les petits « tonnelets  bruns ») donneront naissance au printemps à des adultes de mouches capables d’aller contaminer d’autres poireaux, mais aussi les plants d’ail, d’oignon et d’échalote.

  
   
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